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Amakusa 1637

Manga de Michiyo Akaishi

samedi 10 février 2007, par Nicolas

Résumé

Six étudiants Japonais d’une école chrétienne se retrouvent projetés dans le passé, au début de l’époque d’Edo, en 1637.

Natsuki Hayumi, experte en sabre, ressemble comme deux gouttes d’eau à Tokisada Masuda, plus connu sous le nom de Shirō Amakusa, leader de la rébellion de Shimabara qui d’ici quelques mois entraînera la mort de dizaines de milliers de paysans. Contre sa volonté, elle va être obligée de passer pour celui-ci, mort depuis plusieurs années, et de prendre la tête du mouvement naissant de contestation.

Masaki Miyamoto, lui aussi expert en sabre et amoureux de Natsuki, est arrivé quelques années plus tôt mais, ayant perdu la mémoire, est devenu Musashi Miyamoto, expert en sabre.

Les quatre autres étudiants se sont tous retrouvés à des époques différentes, mais tous les six se retrouveront pour tenter d’empêcher la rébellion de se terminer en tragédie, et faire de Kyūshū un paradis sur Terre.

Pour les aider, ils disposent de leurs connaissances sur le déroulement de l’insurrection et les personnages impliqués, ainsi que d’objets venus du futur avec eux, comme leurs téléphones portables qui fonctionnent dans certaines circonstances.

Opinion

L’histoire est assez classique, « et si tel évènement avait eu lieu différemment, que se serait-il passé ? », même si le facteur « connaissances et objets du futur » tranche un peu.

Les miracles attribués à Shirō Amakusa s’expliquent dans le livre par l’utilisation des technologies du XXe siècle (projecteurs pour éclairer la nuit, bouteilles en plastique pour marcher sur l’eau, ...).

Une particularité est l’aspect religieux, assez présent : les étudiants sont tous chrétiens, religion assez rare au Japon. Cependant c’est assez logique, puisque après la rébellion de Shimabara le Japon se ferma sur lui-même et le christianisme fut interdit. Ceci même si au départ ce n’était pas une insurrection religieuse, d’ailleurs.

Cependant je trouve l’histoire trop longue, sans trop d’émotions. L’auteur aurait gagné je trouve à faire bien plus court, mais plus efficace.