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Ça

Roman de Stephen King

mercredi 7 décembre 2011, par Nicolas

Résumé

En 1984, Mike, bibliothécaire à Derry, contacte six amis d’enfance pour leur annoncer que « Ça » est revenu.

Chacun des six, qui a du succès dans son domaine d’activité malgré la compétition, retrouve alors une partie de leur enfance, entre 1954 et 1955, qu’ils avaient oublié, et leur lutte contre une innommable créature rôdant sous leur ville natale de Derry.

L’un, ne supportant pas ce traumatisme, se suicide le soir même. Les cinq autres se rendent auprès de Mike, pour essayer de mettre un point final à leur combat.

Leur trajet jusqu’à cette ville sera l’occasion de retrouver leur mémoire, ainsi qu’une partie de leur âme d’enfant, mais aussi les traumatismes et blessures associés à la lutte qu’ils ont mené.

Personnages

Le Club des Ratés

William "Bill" Denbrough, ou Bill le Bègue : meneur implicite du groupe, il souffre de bégaiement plus ou moins accentué selon son stress. Il se sent responsable de la mort de son jeune frère. C’est lui qui affrontera directement Ça dans le rituel de Chüd à deux reprises.

Benjamin "Ben" Hanscom : presque obèse, il est un peu le génie technique du groupe, se montrant habile à construire différentes choses. Son obésité le conduit à être régulièrement brimé par Henry et d’autres.

Beverly "Bev" Marsh : la seule fille du groupe, rousse, elle a un père violent qui la bat régulièrement. Elle se révèle très douée à la fronde. Tous les autres membres du Club ont à un moment ou un autre le béguin pour elle.

Richard "Richie" Tozier : le comique du groupe, il porte de fortes lunettes pour compenser sa mauvaise vue. Il fait régulièrement des imitations vocales, plus ou moins réussies, de personnalités, et ne peut s’empêcher de plaisanter quelle que soit la situation, ce qui lui attire de nombreux ennuis.

Edward "Eddie" Kaspbrak : le plus faible physiquement du groupe, il souffre d’asthme. Il est dominé par sa mère la plus grande partie de son enfance, et ce n’est que grâce à ses amis qu’il s’en émancipe.

Michael "Mike" Hanlon : le dernier à rejoindre le Club des Ratés, il est d’origine Afro-Américaine. Il restera à Derry après la première confrontation alors que ses amis s’en éloignent et deviennent célèbres, et sera simple bibliothécaire. Il apparaît dans Insomnia.

Stanley "Stan" Uris : le sceptique de la bande, de croyance juive et brimé pour cela par Henry. Il a une pensée logique et rationnelle, et refuse très longtemps de reconnaître l’existence de Ça. Il se suicide sitôt après l’appel de Mike.

Autres personnages

Ça : créature d’un type inconnu, elle se nourrit de la peur des humains qu’elle méprise. Elle vit depuis des temps immémoriaux dans la colline sur laquelle Derry sera bâtie. Son apparence de prédilection est celle d’un clown, « Grippe-Sou ». Elle possède de nombreux pouvoirs, comme changer de forme, lire les pensées, etc. Cependant elle n’est pas omnisciente ni omnipotente, et est contrainte par la forme qu’elle choisit.

Henry Bowers : brimeur patenté, il passe son temps à embêter les plus faibles que lui. Il donne régulièrement du fil à retordre aux Ratés.

Victor "Vic" Criss et Reginald "Belch" Huggins : camarades de Henry, qui le suivent presque partout.

Patrick Hockstetter : autre brimeur, psychopathe, il traîne parfois avec Henry et sa bande. Il adore montrer sa collection de mouches mortes aux filles pour leur faire peur.

George Denbrough : petit frère de Bill, il est la première victime de Ça en 1957.

Tom Rogan : mari de Beverly, sadique, violent. Il la domine totalement, l’écrasant sous son caractère, la battant régulièrement. Il sera profondément rancunier lorsqu’elle se rebellera, cherchant à la tuer.

Audra Phillip : femme de Bill, actrice, elle suit son mari à Derry pour comprendre ce qui se passe.

Opinion

Un des premiers Stephen King que j’ai lus me semble-t-il, et un que j’apprécie particulièrement.

Les personnages sont bien développés, même si parfois ce sont des archétypes classiques.

Leur psychologie joue une grande part dans l’histoire, ainsi que leur développement.

La notion de croyance (pas au sens religieux, mais culturel) est joliment mise en avant, qui donne du pouvoir - il suffit de croire qu’une balle en argent peut blesser un loup-garou pour que cela soit efficace contre Ça transformé en un tel monstre.

La narration en deux trames, passé et présent, et alternée entre les points de vue des personnages donne un bon effet de style.

Au final une bonne lecture.